Affaires étrangères / International

France – Niger: Ensemble face aux crises

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Premier déplacement au Niger depuis 33 ans du groupe d’amitié parlementaire France-Niger, sous la présidence de Jacques Maire.


Jacques Maire en présence des autres députés présents et des plus hautes autorités du pays. De gauche à droite:
Jean-François Mbaye, Bertrand Pancher, Jacques Maire, Bruno Millienne, Mano Aghali (Président du GA Niger-France), Didier Quentin, Rhissa Feltou (Maire d’Agadez), M’jid El Guerrab, Thierry Marchand (Administrateur du groupe).

Un agenda bien chargé, pour aller au plus près des défis de la région

  • Visite d’Iférouane et du Ténéré, lors du festival, occasion marquante permettant de rassembler les peuples Touaregs disséminés dans le Sahara entre le Niger, l’Algérie et le Mali. Ces victimes collatérales du terrorisme des voisins veulent rappeler leur existence au monde. Aujourd’hui classée en zone rouge, nous ne devons pas être les plus restrictifs, et nous devons y encourager une reprise progressive du tourisme. la population locale
  • En matière de migrations, le Niger est au cœur d’une situation mouvante où les flux sont en constante évolution. Entre l’Algérie et la Libye, le nombre de personnes traversant la frontière Nigérienne met la question migratoire au cœur du débat; en guise de réponse, les projets d’aide au contrôle aux frontières, le démantèlement des réseaux de passeurs, et l’accompagnement des retours volontaires, conjointement avec l’OIM dont le rôle humanitaire est primordial. Nous devons trouver des réseaux de substitution.
    Le niveau de tensions avec les collectivités locales est apaisé car les projets et les fonds européens commencent à arriver.
  • À l’occasion des échanges avec les parlementaires nigériens, la délégation du groupe d’amitié France-Niger a pu constater la forte volonté des députés et des autorités du pays d’entretenir un haut niveau de dialogue interparlementaire.
  • Lutte contre la radicalisation et dialogue inter-religieux avec les autorités traditionnelles : il y a un renouement du dialogue entre les chefs religieux et traditionnels afin d’endiguer la radicalisation.
  • Développement avec les projets liés à l’artisanat, les coopératives maraichères, l’alimentation électrique… La montée de l’insécurité a mené à une baisse des dotations des collectivités. Il y a un besoin de les revitaliser, à l’image de ce qui a été fait par l’association Niger Ma Zaada sous l’impulsion du député Bertrand Pancher.
  • Visite des mines d’uranium d’Arlit : la fin de vie des mines se fait ressentir de tout son poids sur les conséquences sociales en termes de suppression d’emploi. Malgré une remise en cause de la pérennité de l’activité, Orano a pris l’engagement remarquable de rester. Toutefois, il est aujourd’hui nécessaire de préparer l’après-mine.

Ces nombreuses rencontres avec les autorités nationales et locales ont été rendues possibles grâce à l’investissement très important de Brigi Rafini, Premier Ministre et homme de paix, Mohamed Bazoum, Ministre de l’Intérieur, de Mano Aghali, touareg et Président du groupe d’amitié parlementaire Niger-France et de Marcel Escure, Ambassadeur de France au Niger. Elles auront permis de préciser les priorités d’action du groupe d’amitié et les miennes à l’avenir.

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