Circonscription / Plateforme citoyenne

Réunion bilan de mandat – 1 an à l’Assemblée

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Le 11 juin dernier, le député Jacques Maire a fait son bilan de première année à l’Assemblée Nationale, dans la salle du petit théâtre à Meudon. Réunissant le Maire, des représentants associatifs, des habitants de la circonscription et des élus de la circonscription, la réunion était articulée autour de trois thèmes : bilan du député sur le secteur international, sur le secteur national et sur la circonscription.

Des échanges animés

De nombreux échanges avec la salle étaient prévus, nous avons retenus les questions importantes et les réponses du député :

* Pouvez-vous nous donner des explications sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à voter une baisse de la CSG et des précisions sur les mesures qui vont être prises pour compenser cette perte de pouvoir d’achat ?

Je tiens d’abord à rappeler que la baisse de la CSG figurait dans le programme d’Emmanuel Macron. L’objectif de cette mesure est de pouvoir baisser les cotisations salariales qui pèsent aujourd’hui sur les salaires et la compétitivité de nos entreprises. Elle vise à permettre aux travailleurs de gagner et faire redémarrer notre économie.

Mais nous ne souhaitons pas pour autant amputer le pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle nous allons compenser la baisse de la CSG pas la suppression progressive de la taxe d’habitation. Nous avons enfin voté des mesures qui bénéficieront spécifiquement aux retraités. Premièrement, l’augmentation du minimum vieillesse dès cette année de 30€ par mois et jusqu’à 100€ par mois en 2020. Les retraités pourront par ailleurs bénéficier du crédit d’impôt sur les services à la personne, ce qui représente 1 000€ d’économies sur une année.

La baisse de la CSG est essentielle pour relancer l’économie, les actifs et permettre de préserver notre système de retraite par répartition. Nous avons toutefois veillé et continuerons à protéger les retraités qui pourraient être durement touchés par cette mesure.

* Pourquoi ne pas avoir inséré l’interdiction du glyphosate dans la loi EGALIM (Agriculture et alimentation) qui a récemment été voté par l’Assemblée ?

Le glyphosate est un sujet majeur que le gouvernement et les députés prennent particulièrement au sérieux. Alors que la Commission européenne souhaitait un délai de 10 ans, nous avons déjà obtenu une interdiction à 5 ans au niveau européen.

Toutefois, comme le glyphosate est un sujet de compétence communautaire, une interdiction française nous mettrait sous le joug d’une condamnation de la Cour de justice de l’Union européenne. Nous ne renonçons pas pour autant et c’est pourquoi nous avons pris l’engagement de négocier avec les filières concernées un plan de sortie de l’utilisation de glyphosate en 3 ans.

La loi Agriculture et alimentation a par ailleurs permis plusieurs avancées en matière de protection de notre environnement ainsi que de notre santé. Elle interdit les néonicotonoïdes (un pesticide qui agit sur le système nerveux des insectes) dès maintenant, les bouteilles plastiques dans les cantines scolaires d’ici 2022 et elle les oblige à servir 50% de bio ou circuit court à la même échéance.

* Si la loi ELAN contient de nombreuses avancées, certains points demeurent en suspens. Pouvez-vous nous expliquer comment la loi ELAN va réellement permettre de répondre à la crise du logement que nous connaissons aujourd’hui ?

Produit d’un intense travail parlementaire, la loi « ELAN » (évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) vise à répondre aux défis du logement de demain. Très complexe, elle a fait l’objet de nombreuses critiques et il me semble important de revenir sur certains points.

Premièrement, elle va mettre en œuvre une réforme ambitieuse du secteur du logement social en simplifiant la procédure de vente HLM, faisant des propositions de relogement adaptées au cas par cas et enfin, en favorisant l’accès social à la propriété.

Le deuxième volet de la loi vise à permettre d’augmenter nos capacités de logement. D’une part en facilitant la transformation de bureaux en logement à l’aide de droits à construire supplémentaires allant jusqu’à 30% et en donnant la possibilité de réquisitionner des locaux vacants pour l’hébergement d’urgence d’autre part. Elle nous aidera par ailleurs à lutter contre l’habitat indigne en renforçant les sanctions contre les marchands de sommeil.

Troisièmement, la loi ELAN permettra Accompagner les besoins des locataires tout au long de la vie en instaurant l’obligation de 100% de logements évolutifs. 10% des logements seront accessibles dès la construction et le reste pourra être rendu totalement accessible, sur demande, par des travaux simples à moindre coût.

Enfin, elle préserva la loi Littoral tout en rénovant le cadre juridique de la construction. Il ne s’agit aucunement pour le Gouvernement de porter atteinte à la loi littoral mais de donner des possibilités d’urbanisation complémentaire strictement encadrées (la construction sera toujours interdites dans la bande des 100 mètres du littoral et dans les espaces proches du rivage).

Un nouveau type d’échange

Ce fût l’occasion pour le député de mettre à l’épreuve son nouveau format de réunion interactif: grâce à une plateforme digitale participative, il a su créer la motivation de l’auditoire, permettant aux participants de poser leurs questions sur un fil de conversation affiché en direct.
Chaque thématique (circonscription, international, national) était précédée d’une petite vidéo que vous pourrez trouver ci-dessous.

Clip circonscription

Clip national

Clip International

2 comments

Forveille 9 juillet 2018 Répondre

Je pense que pour la CSG il s’agit delà hausse et non la baisse comme indiqué

    Jacques Maire 9 juillet 2018

    En effet. Merci de votre vigilance. C’est corrigé.

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