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Quelques réflexions sur le Grand Paris Express

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Le Grand Paris est pour les Franciliens, une réalité de tous les jours. Mais bien peu sont capables de décrire son organisation, sa gouvernance…

Une traduction concrète est celle du grand Paris Express et le projet qu’il incarne pour notre grande agglomération. Car ce nouveau réseau de 200 km, en majorité souterrain, et de 68 gares, représentant plus de 30 milliards d’€ d’investissement est un enjeu majeur pour rendre notre métropole plus vivable :
– Rapprocher les pôles d’emploi des zones d’habitation ;
– Favoriser les liaisons interbanlieues sans passer par Paris ;
– Développer la ville autour des nouvelles gares ;
– Limiter les déplacements automobiles, etc.

Ce réseau a été validé par les gouvernements successifs depuis Nicolas Sarkozy et va nous faciliter la vie, en permettant d’atteindre plus rapidement les pôles d’activité des banlieues Est, Sud et Ouest mais aussi une meilleure liaison avec les aéroports. Concernant le territoire de la circonscription, cela nécessite bien sur une meilleure connexion du débouché de nos vallées avec les gares de Pont de Sèvres, Fort d’Issy et Saint Cloud.

Au-delà, le grand Paris pose d’importantes questions pour l’avenir de notre agglomération. Je vous indique quelques unes de mes convictions :

– Le GPE doit être l’occasion de définir les limites de l’agglomération parisienne. La France et les parisiens ont tout à gagner d’un développement équilibré du territoire. Le développement concentrique de l’agglomération, ne tache d’huile, a aujourd’hui atteinte ses limites.
– Nous devons développer des pôles d’attractivité dans la couronne parisienne, offrant un haut niveau de services, éducatifs, culturels et autres, sans avoir besoin d’aller à Paris.
– Il faut éviter la surdensification : le GPE ne doit contraindre à une surdensification de la petite puis de la grande couronne, sur le modèle de Paris, pour amortir l’investissement des équipements. Il faut refaire la ville sur la ville, requalifier les espaces, favoriser la mixité, en préservant les paysages et en améliorant la qualité de vie de tous.

Ces enjeux ont été débattus à l’occasion de la première Biennale de l’Architecture et du Paysage le 3 mai. Nos « Starchitectes » français que sont Portzamparc, Nouvel, Perrault ou Castro… permettent de tirer quelques conclusions :
– Les Collectivités et l’État n’ont pas la maitrise foncière de l’environnement des Gares, souvent situées en zone pavillonnaire. Par ailleurs les gares sont très nombreuses. Cela va rendre difficile la création de centres attractifs.
– Si la création de pôles est préférable, la logique économique aujourd’hui dominante privilégie le développement urbain le long des axes de transport, linéaire, en rhizomes.
– Le GPE rapproche les banlieues mais peut aussi les rendre plus chères. Pour que le GPE n’accentue pas la ségrégation sociale, il faut une politique volontariste de création de logements.

En conclusion, il faut que les territoires travaillent ensemble et avec l’État : le GPE doit permettre de donner une cohérence à leurs actions dans de nombreux domaines pour les années à venir : création de logements, préservation de nos paysages et espaces naturels, desserte des gares du GPE par des mobilités à repenser… Espérons que les équipes candidates aux élections municipales de 2020 nous proposeront bientôt des projets ambitieux en la matière.

Jacques Maire

PS : Le Grand Paris Express est aujourd’hui un énorme chantier de haute technologie, près de chez nous, qui recrute et assure de l’emploi pour les 20 années à venir. Il connait des difficultés de recrutement importants. Je travaille à inviter les lycées des environs à venir visiter ces chantiers spectaculaires et susciter des vocations chez nos jeunes. Si vous êtes intéressés, faites le moi savoir.

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