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Notre vie quotidienne bouleversée par la crise : les commerces de Ville-d’Avray

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À l’occasion de la reprise d’activité des commerces non essentiels ce samedi, j’ai rendu visite à plusieurs d’entre eux à Ville-d’Avray, en compagnie d’Aline de Marcillac, Maire, et de Benoit Houlon, Conseiller délégué au commerce.
Très impressionnant de voir à quel point la crise a bouleversé les comportements des consommateurs et entrainé une vraie évolution des commerçants.
 
Les consommateurs évoluent dans leurs attentes à tous les niveaux. Rester à la maison en petit comité a des conséquences très concrètes sur les demandes adressées aux commerçants : des gâteaux se vendent désormais sous forme de parts individuelles, les gâteaux d’anniversaire et pièces montées disparaissent ; de même, les demi-bouteilles de vin sont beaucoup plus demandées.
 
Le télétravail conduit aussi à ce que l’on change sa paire de lunettes à Ville-d’Avray plutôt que dans un quartier d’affaires. Il conduit les femmes à porter plus d’attention aux soins de bien être, corps et visage, et moins à l’apparence comme les ongles.
 
Le besoin d’air se traduit par une ville toujours plus attractive, qui attire les habitants des villes plus denses de l’agglomération. Mais les exigences sont aussi plus fortes pour des balcons et terrasses, et le rapport à l’extérieur.
 
Chaque commerçant doit se réinventer pour adapter son offre, rester disponible à distance, rendre son offre plus flexible, plus individuelle, mettre en place des protocoles sanitaires très exigeants et couteux, tout en ayant moins de moyens pour faire face à ce surcroit de travail.
 
Les consommateurs se montrent solidaires de leurs commerçants et manifestent leur soutien de mille façons, et d’abord en s’approvisionnant localement.
Mais les commerçants font aussi face à une certaine agressivité de clients impatients, exigeants, qui s’énervent devant une porte fermée ou refusent de respecter les consignes sanitaires.
 
Tous ces entrepreneurs apprécient fortement les aides de l’État : fonds de solidarité, annulation de charges, crédit d’impôt pour les bailleurs en cas de baisse des loyers, chômage partiel… Mais face à cette baisse forte du chiffre d’affaire, ils veulent avant tout préserver leur entreprise et garder leurs salariés. C’est donc sur leur propre revenu qu’ils font des économies.
 
Mais ils préparent l’avenir en s’impliquant très fortement dans l’apprentissage. Cette bonne dynamique est liée à leur volonté de transmettre leur passion, mais aussi au coût désormais très réduit de l’apprentissage qui le rend très attractif pour l’employeur. Et les jeunes apprentis sont même un vrai plus : ils ont une agilité sur internet qui permet réellement d’accélérer la présence numérique des entreprises.
 
Nos commerçants ont donc décidé de relever le défi. Inquiets pour l’avenir, ils veulent ne baissent pas les bras. Ils remettent de la gaieté dans le cœur de ville, à l’occasion des fêtes de Noël.
 
Bravo à eux et à leur Présidente, la fleuriste Véronique, qui nous redonne le sourire avec ces belles décorations de Noël. Ils n’attendent que nous. Achetons chez eux !

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