Affaires étrangères

Deuxième session plénière du CIP G5 Sahel – Bamako (Mali)

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La deuxième session de l’Assemblée plénière du Comité interparlementaire (CIP) G5 Sahel s’est tenue du 6 au 9 juillet à Bamako (Mali), sous la présidence d’Alassane Bala Sakande, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso. Dans ce cadre, j’ai représenté l’Assemblée nationale aux côtés de mon collègue belge Philippe Courard, qui représentait quant à lui l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

Lors de cette session, j’ai notamment exposé l’évolution de la présence militaire française Barkhane, dont la progressive réduction du format aura pour conséquence de responsabiliser les forces armées nationales et la Force conjointe G5 Sahel. Le débat a montré que les parlementaires, bien que soucieux de ne pas voir disparaître notre soutien militaire, reconnaissent la nécessité pour la France de faire évoluer Barkhane.

Les parlements du G5 ont également majoritairement affirmé un soutien aux institutions militaires transitoires récemment instaurées au Mali et au Tchad. Au Mali, le remplacement d’un régime totalement discrédité par un pouvoir militaire fait l’objet d’attentes plus que de critiques, y compris de la part des oppositions et du forum de la société civile. Au Tchad, démonstration a été faite que face au risque d’embrasement interne, la transition civile de 90 jours prévue par la constitution en cas de vacance du chef de l’Etat ne pouvait être effective après l’assassinat du Président Déby. Dans les deux cas, les partis, majorité comme opposition, ont soutenu les démarches entreprises par les autorités transitoires pour permettre, par le consensus, de sortir de la transition.

Enfin, la progression régulière des actions du CIP G5 Sahel a été soulignée. Nous avons voté l’organisation d’une mission d’évaluation conjointe entre parlements sahéliens et Assemblée française pour contrôler l’utilisation des financements AFD à l’éducation au Niger, avec l’appui de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. C’est une première : une action de contrôle conjoint entre parlementaires des pays contributeurs et des pays bénéficiaires, c’est innovant, mais c’est surtout un renforcement de notre capacité à s’assurer de la bonne utilisation des impôts des contribuables, au bénéfice des populations du Sahel.

Ayant été à l’origine du CIP dès 2018, je suis particulièrement heureux de constater que cet outil de contrôle démocratique au Sahel se renforce, session après session, dans un élan commun soutenu par les parlementaires des pays partenaires.

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